Tancarville ? Comme le pont de Normandie...? Oui, mais ici ce serait un pont qui relierait des disciplines artistiques différentes. Les artistes jouent sur un pont un peu plus chaotique, qui fait chavirer le spectateur d'une discipline à l'autre, à en renverser les rives artistiques.

Comme un étendoir ? Oui, où chacune y étend son linge musical ou gestuel, le tout séché par la lumière. Un linge plus ou moins froissé et coloré, avec gravité et profondeur en prélavage et humour en adoucissant.

La création de la cie tancarville plonge ses racines premières dans l’interculturalité.

Le premier spectacle en 2011 qui a donné nom à la structure, est né d’une collaboration franco-portugaise, qui a traversé les continents pour se produire en été 2012 au Brésil.

 

 

 

 

Le quotidien constitue la matière première essentielle du processus chorégraphique de la compagnie. La création s'appuie sur les jeux de mots et les expressions courantes. Elle commence également par la contemplation des mouvements et des bruits insignifiants, leur extraction et leur modelage, pour les rendre merveilleux, extra-ordinaires, organiques et énigmatiques. C'est une forme de recyclage de notre quotidien, de détournement du mouvement et du son pour tendre à un effet de distanciation.

 

L’interdisciplinarité est un des autres angles majeurs de la compagnie par le choix de ses artistes issus d'horizons différents. Les projets prennent souvent une forme à la croisée entre les arts, mêlant danse, musique, performance plastique et lumières. Les protagonistes apparaissent sur le plateau. Ainsi nait une forme in(ter)disciplinaire ou indisciplinée, hybride ou débridée... Musicien ? Danseur ? Qui vient d'où ? D'où vient qui ? Les repères se brouillent et la légende de la cartographie des arts s'en trouve modifiée.

 

Tancarville développe, par le biais de la transmission et la création artistique, un partenariat avec des structures professionnelles iséroises telles que le Pacifique CDC, le CCN et le Théâtre Prémol à Grenoble, l'Amphithéâtre de Pont de Claix ou La Rampe d'Echirolles. Elle collabore aussi avec l'Album Abcdanse, les RAM, les écoles maternelles et primaires de la région. Le lien  entre amateurs et professionnels constitue en effet un des axes fondamentaux du travail de la compagnie : comment sensibiliser des personnes non averties à la danse contemporaine grâce à la pratique, l'échange et le partage autour d'un processus de création professionnel.

 

témoignages des élèves de CM1 de la classe de Véronique Menvielle, à Mens, suite au projet Danse en Trièves, impulsé par La Rampe (Echirolles), mené par Magali Benvenuti, en 2014-2015

http://www.ac-grenoble.fr/ecoles/gm/spip.php?article1412

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